Cent deux ans d’histoire, et toujours ce même souffle : à Paris, l’ENSAAMA Olivier de Serres n’a jamais cessé de façonner des générations de créateurs, designers et artisans, tout en cultivant une exigence technique qui ne laisse rien au hasard. Loin des écoles au parcours balisé, l’établissement impose une sélection sélective et trace un chemin rare : du bac professionnel aux cursus post-bac reconnus partout en France, voici une institution qui ne ressemble à aucune autre.
Des noms comme Jean Giraud ou Michel Gondry résonnent dans les couloirs, héritage vivant des arts appliqués et du design contemporain. Les formations, ouvertes du lycée à l’enseignement supérieur, débouchent sur des parcours variés, connectés au réel. L’école continue de s’imposer comme un repère, un point de passage obligé pour qui veut conjuguer maîtrise artistique et technique.
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Pourquoi l’ENSAAMA occupe une place unique dans l’histoire des arts appliqués à Paris
Au cœur du 15e arrondissement, l’ENSAAMA, plus familièrement l’École Olivier de Serres, revendique une identité forte, forgée par une tradition exigeante et inventive. Née d’une volonté de croiser les regards, la nationale supérieure des arts appliqués s’est affirmée comme un véritable laboratoire où création, technique et innovation se confrontent au quotidien. À Paris, peu d’écoles offrent une telle variété de parcours, rassemblant sous un même toit des formations du lycée aux études supérieures.
Ce qui distingue l’ENSAAMA : la richesse de ses enseignements et l’esprit d’atelier. Ici, le design, les matériaux, les métiers d’art, le graphisme, l’objet, tout s’apprend en passant de la théorie à la pratique. Les ateliers deviennent lieux de rencontre : étudiants, enseignants, artisans échangent, expérimentent, se trompent et recommencent. L’échec n’y est pas banni, il nourrit la progression, aiguise la curiosité, façonne la créativité.
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Le rayonnement de l’ENSAAMA Olivier de Serres s’appuie aussi sur la force de son réseau : de Jean Giraud à Michel Gondry, de Serge Mouille à Anne Asensio, l’école a accompagné des talents qui ont marqué la scène internationale. Des profils atypiques, des carrières singulières : la diversité de ses anciens révèle l’énergie qui anime le campus, capable d’ouvrir la voie aux créateurs de demain.
Pour mieux cerner ce qui fait la singularité de l’école, voici ce qui caractérise l’ENSAAMA au fil des décennies :
- Design et métiers d’art : la transversalité et l’expérimentation sont au cœur des apprentissages, chaque discipline dialogue avec les autres.
- Ouverture internationale : la réputation de l’école attire étudiants et intervenants venus des quatre coins du globe.
- Patrimoine vivant : la tradition des métiers d’art irrigue chaque filière, chaque atelier, chaque projet.
La superieure des arts appliqués s’est ainsi imposée parmi les acteurs majeurs des arts appliqués à Paris. Un lieu où l’exigence technique ne freine pas l’audace, où la rigueur rencontre l’inventivité, où l’on repousse sans cesse les frontières du possible.

Formations, admissions et parcours : ce qu’il faut savoir avant de rejoindre l’école Olivier de Serres
L’ENSAAMA propose une gamme de cursus large et structurée, axée autour des arts appliqués et des métiers d’art. Près de 800 étudiants, venus de toutes les régions, choisissent chaque année de s’y former à la croisée du design, de la création et de la culture technique. Trois grands types de parcours se dessinent : formations post-bac, DN MADE (diplôme national des métiers d’art et du design) et DSAA Design (diplôme supérieur d’arts appliqués).
Au niveau lycée, les bacs technologiques STD2A (sciences et technologies du design et des arts appliqués) ouvrent la voie aux métiers de la création : design produit, métiers d’art, mais aussi aux univers du graphisme ou de l’espace. Le DN MADE, en trois ans, permet aux étudiants de s’orienter vers différents domaines :
- objet design, pour concevoir des formes et des usages nouveaux
- espace, pour repenser l’architecture intérieure ou scénographier des lieux
- graphisme, pour travailler l’image, la typographie, l’édition
- design produits et services, pour relier innovation, industrie et usages.
Chaque filière s’appuie sur des ateliers spécialisés, des liens étroits avec les milieux professionnels, industriels, artisans, architectes. Les étudiants découvrent une pédagogie qui fait la part belle au projet : apprendre à mener une idée de l’esquisse à la réalisation, affiner son regard, développer une vraie démarche de créateur.
La sélection à l’entrée est sérieuse, articulée autour d’un dossier et d’un entretien. On attend des candidats qu’ils montrent créativité, maîtrise plastique, et qu’ils sachent s’engager dans un projet personnel solide. Le dossier doit révéler l’analyse, l’inventivité, le goût du travail bien mené : autant d’atouts pour se démarquer dans le domaine des métiers d’art et du design.
Pour mieux comprendre les spécificités de l’offre de formation et du recrutement, voici les éléments à retenir :
- Formations post-bac : STD2A, DN MADE.
- Parcours spécialisés : design, objet, espace, graphisme, métiers d’art.
- Admissions : sur dossier, entretien, projet personnel à défendre.
Ce qui frappe, c’est la diversité des profils, l’exigence constante et la connexion directe avec le monde professionnel. L’ENSAAMA Olivier de Serres n’a pas volé sa réputation : pour celles et ceux qui cherchent à conjuguer innovation, technique et création, le passage par ses ateliers s’impose comme une évidence. Le genre d’expérience qui dessine une trajectoire, bien au-delà des murs du 15e arrondissement.

